Manifeste.

Une courbe, une texture, une forme trouvée.

Au cœur du travail de l’atelier, il y a l’exploration de ce que le vivant dessine : une nervure, une strie, l’enroulement d’une forme, retenus dans le métal.

Ces formes se portent sur la peau, puis s’installent dans la maison. Bijoux et objets naissent du même geste : trouver, retenir, transmettre. Des pièces entre ornement et fonction, qui se touchent avant de se regarder.

À la croisée de l’orfèvrerie et du vivant, Margaux Toussaint crée des bijoux et des objets dans son atelier marseillais.

Son regard s’est formé tôt, auprès d’une mère attentive aux objets et aux détails du monde végétal. L’objet chiné, transmis, choisi pour un détail, l’accompagne depuis toujours. Après des expériences dans le milieu de l’art contemporain, elle se tourne vers la matière en 2020 et se forme en autodidacte à la métallisation d’éléments organiques.

Le bijou s’impose d’abord, comme une évidence. L’objet, lui, était là depuis le début : aujourd’hui, les mêmes formes prennent une fonction, avec des bijoux d’intérieur en laiton, boutons de meuble et patères.

Une fleur cueillie, une relique retrouvée, une curiosité chinée : tout ce qui porte la trace du vivant peut devenir sa matière première. Ses pièces composent un cabinet de curiosités à la frontière de l’herbier, entre art, artisanat et design.

Margaux Toussaint

Du vivant au métal

Trouver
Une feuille ramassée, une fleur des champs, une relique de famille, une curiosité chinée. Chaque pièce commence par une forme qui existe déjà.

Métalliser
La galvanoplastie recouvre le végétal de cuivre, dans un long bain où le métal se dépose lentement. Rien ne change la forme : chaque nervure, chaque duvet reste. Les pièces uniques naissent ainsi, directement du vivant.

Mouler et fondre
Pour les séries, la forme est moulée telle quelle, puis coulée à la cire perdue : en argent ou en or pour les bijoux, en laiton pour les objets.

Finir à la main
Lime, polissage, patine, cire. Chaque pièce est reprise une à une à l’atelier.

« La métallisation ne change rien à la forme : elle révèle ce qui était déjà là. »